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MAIRIE DE PLUDUNO
13 rue Chateaubriand
22130 Pluduno
Tél : 02 96 84 13 79
contact@pluduno.fr


HORAIRES :
> Lundi : 9h à 12h15
et de 13h30 à 17h
> Mardi : 9h à 12h15
et de 13h30 à 17h
> Mercredi : 9h à 12h15
et de 13h30 à 17h
> Jeudi : Fermée au public
> Vendredi : 9h à 12h15
et de 13h30 à 17h
> Samedi : 9h à 12h
(fermée en août
)

 

Patrimoine > Châteaux et manoirs

Pluduno compte, ou a compté, un grand nombre de demeures que l’on peut qualifier de manoir ou château : le Grand Bignon, le Bois-Bouan, le Bois-Feuillet, le Bois-Riou, la Grignardais, le Guébriand, Lesquen, la Mettrie-Martin puis Monchoix, le Plessis-Méen, le Plessis-Tréhen, le Pont-Haie, Saint-Aydes, la Touche Richebois, la Ville Guérin, la Ville Varet.

Le château de Monchoix.

Bâti en 1759 par le Comte Antoine de Bédée (oncle maternel de Châteaubriand) pour remplacer la Mettrie-Martin, (XVè). La même famille y habite depuis presque quatre siècles. Le souvenir de
Châteaubriand y reste vivant, sa chambre ayant été conservée intacte.

Le manoir du Bois-Riou.

On y conserve un magnifique cadran solaire en ardoise aux armes de Gouyon-Matignon. Blasons et poutres monumentales.

Le manoir du Bois Feuillet (XVè).

Le manoir est pourvu de tours rondes et d'une cour close. A l’angle Nord-Est, une tourelle avec tourillon renferme un remarquable escalier de pierre. C’est dans les ruines de ce château que l’on
découvrit en 1881 le « trésor de Pluduno » (pot contenant plusieurs monnaies anciennes datant des XIè, XIIè, XIIIè : Louis XII le Gros, Philippe II, Louis VII, Jean Ier de Bretagne, Herbert, Comte du Mans, Martin de Tours, Charles d’Anjou et Alphonse de Toulouse).

Le manoir de Guébriant (XVème siècle).

Ancienne place forte, protégée par un étang et entourée de douves autrefois profondes. Il ne reste aujourd’hui que quelques éléments insérés dans la construction : une porte ogivale, un
cadran solaire, une inscription sur une pierre (« Céans fet bon visités car y ha à boire et à manger »).

Le manoir du Plessis-Méen (XVIIème siècle).

Le Plessix-Méen est une demeure très ancienne, puisqu’en 1251 existait déjà un manoir possédé par Rolland Hues1. Bâti sur le rocher au creux d’un vallon, il est naturellement irrigué par de nombreuses sources. Méen est sans doute une déclinaison du breton « maen / men » qui signifie pierre.

Suite à un incendie au XVIe siècle, le manoir est reconstruit au XVIIe par Guy Langlois de Prémorvan et par sa femme Julienne Poulain, quatre fois arrière-petite-fille de Denise Hus2. Les armes de l’alliance Langlois/Poulain ornent toujours une des grandes cheminées du manoir. Celui-ci se compose alors d’un corps principal tourné au Sud vers une pièce d’eau, d’un pigeonnier et d’un moulin (aux pieds de la digue permettant la retenue d’eau).
Une tour s’élevait au dos du bâtiment principal. Ecroulée avant 1940, elle n’a pas été rebâtie.

Au début du XIXe siècle, le Plessix-Méen est cédé à la famille Brouard3, qui fait construire au cours de ce siècle l’aile Est reliant le pigeonnier au corps principal du manoir, puis successivement un bâtiment sur l’aile Ouest et des communs au Nord (1845 et 1858).
Les propriétaires n’ayant plus fait du Plessix-Méen leur résidence principale à partir de la Première Guerre Mondiale, le manoir fut utilisé comme ferme jusqu’en 1978. Des travaux sont ensuite effectués pour restaurer les bâtiments.
Par le jeu des alliances et des héritages, le manoir est depuis le XVIIe siècle resté dans la même famille.
En effet les Hues ou Hus, qui ont fourni des abbés à l’abbaye de Saint-Aubin se sont alliés aux Poulain (mariage Denise Hus et Rolland Poulain, vers 14004). Julienne Poulain épousa Guy Langlois de Prémorvan, cette dernière famille produisit un volontaire au combat de Saint-Cast en 1758.

La soeur de Guy Langlois, Jeanne, épousa Jean du Bouays vers 1620. La famille du Bouays / Dubois compte parmi ses ascendants Geoffroy Dubois, compagnon de Jean de Beaumanoir lors du Combat des Trente en 1351. Les Dubois se sont ensuite alliés aux Josse descendants des Brouard.
Luc Brouard fut maire de Pluduno en 1808, et son fils en 1830.

1 Société Archéologique du Département d’Ille-et-Vilaine, extraits des procès-verbaux (de1844 à 1857), séance du 9 juin 1852, présidence de M. Le Gall.
2 http://gw.geneanet.org
3 Source : archives familiales
4 Nobiliaire et Armorial de Bretagne, par Potier de Courcy

Le manoir de la Ville-Guérin (XVème siècle).

Belle demeure bâtie en plusieurs étapes. Elle renferme une curiosité originale : une cour avec cinq niches en pierre insérées dans des murs pour les chiens de meute. La boulangerie comporte deux four : l’un pour le pain des hommes, l’autre pour celui des chiens. Blasons très bien conservés.
Fenêtre armoriée au manoir de la Ville Guérin

Le manoir de Sainte-Ayde (XVIIIème siècle).
C’était le manoir presbytérial d’une chapelle aujourd’hui disparue.

A signaler aussi :
L'ancien manoir de la Ville-Robert (aujourd'hui en Saint-Lormel). Son nom reste lié au Colonel de Pontbriand. Les propriétaires actuels mettent des chambres à disposition d’hôtes de passage.

sources :  Histoire de Pluduno (texte : Dominique LE DOUJET, illustration : Didier MEHEUT, édition : Culture et Loisirs).